Notre activité
Les différentes étapes
d’un projet éolien ou photovoltaïque

En moyenne en France, 7 années de développement sont nécessaires entre l'initiation et la mise en service d'un parc éolien. Ce processus long et complexe est jalonné de plusieurs étapes que nous vous détaillons ci-dessous.

L’identification d’un site éolien favorable respecte le cumul d’une cinquantaine de contraintes techniques, réglementaires, environnementales, paysagères … Ce travail cartographique complexe est effectué en interne par notre équipe.

Pour les projets éoliens, la zone est finement étudiée par notre équipe afin de mesurer son potentiel. En fonction de certains enjeux spécifiques (contraintes aéronautiques ou militaires, faisceau hertzien, gazoduc...), des consultations sont envoyées aux services compétents. Le gisement du vent est estimé, le contexte éolien existant et futur analysé et le cumul des enjeux intégré, afin de définir une première zone potentiellement intéressante. Pour le photovoltaïque, le gisement solaire est calculé selon une première implantation compatible avec les enjeux du site.

Le projet est initié par une première sollicitation des élus pour présenter la démarche de développement. Des rencontres sont proposées à l’ensemble des élus compétents et intéressés, les maires puis le conseil municipal ainsi que les collectivités. Ensuite les élus sont régulièrement informés des avancements du projet et des rencontres sont organisés aux étapes clés.

Les propriétaires et exploitants agricoles ou forestiers de la zone d’étude sont sollicités pour une rencontre et une première prise de contact. Après plusieurs échanges, ceux qui le souhaitent, intègrent le projet et s’engagent ainsi à le suivre de la phase de développement jusqu’à sa mise en service puis son exploitation.

Les études sur site sont réalisées durant une période 18 à 24 mois. L’étude faune-flore est menée avec une attention particulière sur les oiseaux et les chauves-souris. La campagne acoustique cherche à évaluer les niveaux sonores près des habitations proches de la zone. L’étude paysage étudie les enjeux des lieux de vies et des zones touristiques et emblématiques dans un périmètre large. La campagne de mesure de vent peut être initiée à cette période ou plus tard dans le projet. Les problématiques d’accès au site et de raccordement électrique sont également abordées.

Si les premiers résultats des études sur site sont prometteurs, la phase de concertation et de communication démarre. Les riverains proches de la zone sont informés de la réalisation des études selon différents moyens adaptés à chaque typologie de population et de territoire. Des lettres d'information sont diffusées et en fonction du calendrier et des attentes, d'autres outils peuvent être mis en place : comité de suivi, permanence d'information, réunion, porte à porte, site internet … Les riverains peuvent à tout moment contacter l'équipe d'Eolise pour faire part de leurs remarques.

L’ensemble des études donne un état initial précis des enjeux du territoire et permet de créer puis de comparer différentes variantes d’implantation (c'est-à-dire les différents emplacements potentiels des éoliennes). La version définitive retenue correspond au meilleur compromis entre les contraintes du territoire et les enjeux. Les études permettent de faire un inventaire de l'état initial sur le territoire et de mesurer les impacts potentiels des projets (faune, flore, acoustique, paysage...). Eolise mandate des entreprises locales pour mener ce travail, par exemple NCA environnement, Encis Environnement, Gantha acoustique ou l'agence Couasnon. Les demandes de construction des éoliennes ainsi que l'ensemble de ces études sont ensuite compilées dans un unique dossier de demande d’autorisation environnementale. Ce dossier est déposé puis instruit par la Dreal (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement).

La demande d’autorisation environnementale est instruite par la Dreal (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement) en relation avec les différents services de l’État. La première phase est l’avis de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAE) puis la mise à disposition du dossier sur le site de la DDT (Direction Départementale des Territoires). Au cours de l’instruction une enquête publique d’un mois est tenue dans les communes situées dans un périmètre de 6 km. Considérant la qualité du projet, le résultat de l’enquête publique, l’avis des communes, EPCI et des riverains, l’avis de la MRAE et de l’éventuel CDNPS le Préfet accepte le projet avec d'éventuelles conditions voire le refuse en précisant ses motifs.

La phase de construction du parc dure en général 9 à 12 mois bien que la phase de montage d’une éolienne ne prenne que quelques jours. Les différentes étapes sont :

  • la pose du réseau électrique,
  • le raccordement,
  • le renforcement et la création des voies,
  • la création des plate-formes,
  • L’excavation pour la fondation puis son coulage et son séchage nécessitant quelques semaines,
  • la livraison par convoi exceptionnel des éléments sur site et le montage par grue des différentes pièces de l’éolienne.
  • La mise en service et les différents réglages prennent ensuite entre quelques semaines et un trimestre.

Le parc est exploité pendant une durée de 25 à 30 ans. Au cours de son exploitation des suivis environnementaux et acoustiques sont effectués. Une équipe de maintenance locale est mobilisée en continu pour assurer l’entretien et la maintenance préventive et curative des éoliennes. L’électricité est revendue par un agrégateur sur le marché de l’électricité et bénéficie d'un éventuel complément de rémunération selon le tarif obtenu lors d'un appel d'offre national.

En fin de vie du parc éolien, l’exploitant peut décider d’un repowering, consistant à remplacer les éoliennes par un parc équivalent ou différent, ce qui est conditionné toutefois par une nouvelle autorisation. En cas d’arrêt définitif du parc, le démantèlement est prévu selon la législation en vigueur. Depuis l’arrêté du 22 juin 2020 qui prévoit les conditions de démantèlement des fondations, l’excavation doit être complète, sauf exception justifiée pour des raisons environnementales. Les fondations sont donc totalement évacuées afin de remettre les terres à disposition pour leur usage précédent souvent agricole voire forestier. Ce démantèlement est à la charge de l’exploitant du parc qui mobilise l’argent provisionné à cet effet pendant la phase d’exploitation, conformément à la loi.